The Cloverfield Paradox revient sur Netflix

Publié par kevin Gauthier le 6 février 2018 | Maj le 8 février 2018

Il y a 10 ans, Paramount Pictures a réinventé la roue avec Cloverfield, leur film d’horreur top secret de science-fiction qui a propulsé le marketing viral à un niveau supérieur. A l’occasion du dixième anniversaire du film, Netflix a fait un pas sans précédent en annonçant non seulement la suite (et le titre) lors du Super Bowl, mais aussi en la publiant immédiatement après sur son site.

Le retour de Cloverfield sur Netflix mais pourquoi ?

Cloverfield était un film d’horreur à petit budget inspiré par Godzilla, qui présentait un énorme monstre déchirant New York. Couvert de secret, le marketing viral a laissé les fans s’interroger sur l’origine du « Monstre de Cloverfield ». Laissant derrière lui l’angle POV (et le monstre), la suite 10 Cloverfield Lane a pris la franchise dans une toute autre direction. Il devint clair que l’univers de Cloverfield serait de style anthologique et que chaque suite toucherait légèrement à ses prédécesseurs.

Entrer dans le Paradoxe de Cloverfield, dirigé par Julius Onah, qui aura lieu dans un proche avenir, où un groupe d’astronautes internationaux sur une station spatiale travaillent à résoudre une crise énergétique massive sur Terre. Le problème est que personne ne semble connaître les effets secondaires de ses expériences, d’où le paradoxe. Après deux ans d’échec, ça marche enfin – seule la Terre a disparu. Ils découvrent qu’ils ne sont plus au Kansas et qu’ils doivent trouver un moyen de rentrer chez eux.

Le paradox de Cloverfield

Le paradoxe de Cloverfield débarque quelque part entre Event Horizon et la série Netflix « Black Mirror », ressemblant à un hybride raté d’Alien et de Star Trek. Il a beaucoup d’idées géniales, mais il est maladroitement assemblé et ne fonctionne pas tout à fait. Le film se joue comme s’il avait été manipulé pendant des mois, bricolé en bouquets qui essaient de faire avancer l’intrigue plutôt que de pousser le suspense. Bien qu’il y ait une poignée de séquences uniques en leur genre (qui font écho à la fameuse scène de chestburster d’Alien), on ne se sent jamais dangereux ou comme si les personnages avaient peur, et cela se reflète dans l’extrême manque de tension du film. Même quand le monde est sur le point de mourir, on n’ a jamais l’impression que rien n’est en jeu, ce qui en dit long sur la crédibilité de la station spatiale. L’affreux score n’aide probablement pas les choses non plus…

Une suite/pré-séquence de Cloverfield

Tout cela mis à part, le plus grand crime que le film commet promet aux fans qu’il s’agit d’une suite/pré-séquence de Cloverfield. Tandis que 10 Cloverfield Land nous a laissés dans l’obscurité tout au long du film, The Cloverfield Paradox revient continuellement sur Terre pour nous montrer que le monstre est là, quelque part, en train de faire quelque chose. Le montage entre la Terre et la station spatiale est ébranlant, probablement parce que tout ce qui se passe sur Terre est la seule chose qui fonctionne pour le film. Chaque fois que nous voyons la Terre, le film nous demande d’ y rester, mais il est malheureusement ramené dans l’espace. Il devient clair dans les derniers instants que la connexion de Cloverfield est un mensonge et qu’elle a été forcée dans ce petit scénario de science-fiction écrit par Oren Uziel (d’après une histoire qu’il a co-écrite avec Doug Jung). Les cinéastes donnent un dernier coup de poing, mais à ce moment-là, c’est trop peu, trop tard.

Cela dit, le paradoxe de Cloverfield n’est pas terrible. En fait, c’est plutôt amusant. Il essaie d’être ludique et effrayant, et bien qu’il échoue dans les deux cas, il a au moins l’impression de venir du bon endroit. Pourtant, il est difficile de ne pas être déçu par la mauvaise surprise, qui ne mérite pas le nom de « Cloverfield ».

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